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Association d'Etude et de Recherche en Ostéopathie

Génèse de l'enseignement

     Ce cours ne saurait être un « post-gradué » de plus parmi la  multitude, mais plutôt un véritable enseignement guidé par un état d’esprit original : retrouver la lésion primaire responsable du plus grand désordre interne sur l’axe vertical qui unit les trois plans de l’Homme.

    Présenter en synthèse, mettre en étude et en œuvre différentes passerelles en un lien logique et cohérent, expliquer le « comment » et le « pourquoi » et trouver l’aboutissement thérapeutique le plus efficace : telles furent les motivations qui présidèrent à l’élaboration de cet enseignement de neuf jours.

    Comment unifier en 63 heures les concepts de LITTLEJOHN, SOHIER, LAVIER et ALLIRAND à travers STILL? Comment trouver ce qui les rassemble, ce qui les différencie sans jamais se contredire pour que le « tout » soit plus important que la somme des parties mises bout à bout ? Comment trouver le geste juste en conclusion du diagnostic ?

    Parce que cet enseignement possède un but : faire un diagnostic en tant qu’ostéopathe, non pas un diagnostic ostéopathique trop restrictif ni même un diagnostic médical, réservé aux Docteurs en Médecine, mais bel et bien un diagnostic en ostéopathie.

    C’est avec les principes de LITTLEJOHN que débute la genèse de notre propos. Ceux-ci furent développés et édités par S.G.J.WERNHAM directeur de la clinique ostéopathique de MAIDSTONE en Angleterre dont le travail de mise en page et de clarification dura cinq années de 1956 à 1961.

   LITTLEJOHN fut le premier à parler des lignes de gravité, des lignes de force mettant en jeu les courbes du corps en utilisant les principes de la mécanique STATIQUE. Les lignes de LITTELJOHN dont sont issus les fameux triangles à base inversée furent l’objet de schémas commentés, connus de la plupart des ostéopathes d’obédience anglaise. WERNAHM à travers ses cours démontra la mise en pratique de ces concepts mais sans jamais vraiment les expliquer, ce qui prit un certain temps pour les comprendre et les appliquer, surtout pour les relier à l’ensemble mécanique élaboré par d’autres et notamment Raymond SOHIER à partir d’environ 1950, puis Jean-Claude ALLIRAND à partir de 1974.

   STILL, LITTLEJOHN, WERNHAM en ligne directe prolongée par SOHIER et ALLIRAND, tel est le programme.

     Car Raymond SOHIER à travers son concept mérite d’être cité au même titre et au même rang que les précédents. Que dit-il d’original ?
 « On ne peut affirmer une efficacité thérapeutique que si l’on possède la potentialité d’influencer de façon positive les équilibres biologiques des tissus auxquels on s’adresse. »

 « La structure gouverne la fonction » disait STILL, mais «  la fonction définit et sculpte la structure » répond SOHIER car si « le mouvement c’est la vie » il ajoute « oui, bien sûr, mais il faut que les conditions biologiques soient présentes pour que l’on puisse se servir de l’outil articulaire le lendemain et les jours suivants. »

    La règle de l’artère, le vasculaire, le rythme binaire, la mise à façon des structures par les flux de forces verticaux, tout y est pour définir une passerelle entre STILL, LITTLEJOHN et SOHIER.

    Mais SOHIER fut le seul à parler de cette fameuse et importante loi de l’interligne. Il la démontra, y appliqua des tests précis au millimètre et présenta des techniques bien plus efficaces que toutes celles apprises jusque-là en ostéopathie. Il reprit et éclaira sous un mode plus compréhensible les lois de FRYETTE, avec ses propres mots.

    Le troisième pilier de cet enseignement est de la même trempe, dans un registre totalement différent. Il s’agit de Jacques-André LAVIER, un des rares sinologues à reprendre et à corriger dans leur langue maternelle les maîtres de l’acupuncture de la Chine Contemporaine sans jamais être contredit.

    C’est à travers Jean-Claude ALLIRAND, quatrième pilier, que les principes de LAVIER furent intégrés à l’ostéopathie : la médecine chinoise n’étant pas le but ultime mais un des moyens pour comprendre les raisons du dérèglement du corps humain. La mise en application de ces préceptes dans la prise des pouls artériels et les paramètres y afférent furent d’une grande richesse et d’une grande clarté pour compléter le tableau de cet enseignement.

   En 1974, ALLIRAND construisit le GOF (Groupement des Ostéopathes de France) composé à l’origine de Louis BENAS, Michel BERGER-PERRIN, Daniel FERRERO, Jacques GARSI, Robert HIRIART , Bernard LEBALCH, Michel PRIMOT, et Émile TRILLARD tous ostéopathes installés comme tels et qui plus est pour la plupart membres fondateurs de l’AFDO (Association Française des Ostéopathes) devenue aujourd’hui SFDO (Syndicat Français des Ostéopathes).

    Ce groupe ouvrit le premier dispensaire de soins gratuits pour personnes nécessiteuses à Saint-Etienne en 1974 puis en mars 1979 dans l'immeuble Rey sis rue Néron, immeuble légué par les propriétaires à ALLIRAND que celui-ci s'empressa de céder gratuitement à la Fondation Natonale d'Ostéopathie (FNO) que le GOF avait construite pour gérer l'immeuble, le dispensaire et l'enseignement. L'immeuble ayant été vendu, le dispensaire a disparu en 2007.

    ALLIRAND et le GOF furent à l’origine de cette relation étonnante : la loi du binaire à travers les 12 dorsales, les 12 méridiens, les 3 foyers et les 5 éléments conduisit à l'élaboration du diagnostic par le pouls artériel. ALLIRAND en dehors de l'incroyable synthèse qu'il fit entre les préceptes chinois et l'ostéopathie, fut aussi le premier à développer les lois et les principes de la mécanique dynamique appliquées à la colonne vertébrale, prenant le contre-pied de LITTLEJOHN à propos de la présentation statique de ces fameux triangles de force gravitaire. ALLIRAND développa les vertus et la valeur du point fixe, du point mobile et du débattement des segments dans le contexte du mouvement expliquant plus clairement les lésions qui en découlaient.

    SOULIER DE MORAND, CHAMFRAULT, LAVILLE MERY et FAUBERT par leur enseignement ou la lecture de leurs ouvrages contribuèrent de près ou de loin à l’élaboration de ce diagnostic original par le pouls artériel, hautement utile pour comprendre pourquoi le corps se dérègle.

    Enfin la technique énergétique, non mécanique du « corps vertébral » est l’aboutissement ultime et efficace pour modifier le milieu interne perturbé, que la prise des pouls avait révélé, technique spécifique préfigurée auparavant par BRADBURRY puis DUMMER dans leur enseignement à l’Ecole Européenne d’Ostéopathie de MAIDSTONE.

    Tout est dit ou presque car en synthèse et sans jamais déroger aux principes des uns et des autres précités, ces différents concepts ont été repris, modifiés, complétés et reliés à l’ensemble, de même pour les techniques qui ont été modifiées, clarifiées et expliquées rationnellement.

    C’est ainsi que la vision mécanique et la vision énergétique du corps humain ont pu être rassemblées et construites en passerelles inédites à travers ces quatre piliers pour constituer la base et le fondement de cet enseignement proposé aujourd’hui par AERO.

     P.S : quatre piliers ne peuvent être stables que si le carré ainsi formé possède un centre de référence. Ici les quatre piliers sont LITTLEJOHN, SOHIER, LAVIER et ALLIRAND, le centre stabilisant est donc l'esprit de STILL.

   Jean Claude LAFABRIE

 Mars 2012

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